La fiscalité des super livrets

Apparus, dans le paysage bancaire français, grâce aux banques en ligne, qui avaient alors besoin, lors de leur arrivée sur le marché, d’une formule forte, leur permettant de parvenir à séduire le public le plus large possible, les super livrets, surnommés ainsi du fait des taux de rémunération exceptionnels qu’ils servent, restent des solutions strictement encadrées par la loi et entrent alors, par opposition au Livret A, au Livret de Développement Durable, et autres Livret d’Epargne Populaire, Compte Epargne Logement, ou Plan Epargne Logement, ou bien encore Livret Jeune, dans la catégorie des placements non réglementés et, par conséquent, fiscalisés.

Répondant, comme leurs homologues, qui voient, pour leur part, leurs conditions fixées par l’Etat, au principe de la quinzaine, pour ce qui concerne le calcul des intérêts qu’ils génèrent, ceux-ci sont ensuite capitalisés, chaque 31 décembre, après que leur aient été retirés les cotisations sociales, correspondant désormais à 13,5 % des revenus ainsi perçus, ainsi que le Prélèvement Forfaitaire Libératoire appliqué à ces produits, qui s’élève, quant à lui, à 24 %.

Dans certains cas toutefois, cette dernière taxation peut être réduite, selon la situation propre de l’épargnant, celui-ci pouvant, en effet, si cela rend cette option plus avantageuse, faire le choix d’intégrer les gains issus d’un super livret dans le calcul de son impôt sur le revenu, nécessitant donc que chacun vérifie quelle est la solution la plus judicieuse à mettre en place en fonction des autres ressources dont il dispose, un changement pouvant intervenir à n’importe quel moment.